Loi Pinel

Loi Pinel: Cardigans jaunes, un an plus tard "Je dirai à Emmanuel Macron de faire attention. Nous sommes toujours dans une situation explosive"


Il y a un an, le mouvement du cardigan jaune a commencé. Vous avez vécu cette crise en tant que citoyen mais aussi en tant qu'électeur de terrain. Vous avez également rencontré à plusieurs reprises le président de la République en tant que vice-président de l'Association des maires de la France rurale. Un an plus tard, que reste-t-il, selon vous, de cette crise?

C'est une crise qui a révélé un mal. Une mauvaise créature qui a toujours été et est justifiée! Des réponses ont été données, mais nous constatons également que des engagements ont été pris, notamment de la part du Président de la République, qui n'ont pas été remplis. C’est embarrassant, car la crise était avant tout un problème de confiance dans la parole des élus… Et aujourd’hui, tout n’est pas résolu! Par exemple, lors du Grand débat national, Emmanuel Macron a fait une promesse après des échanges avec les maires. C'était donner aux élus locaux un statut digne de ce nom. Ceci s'appelle la loiEngagement et proximité"Eh bien, aujourd’hui, nous réalisons que ce débat est biaisé! Ce n’est pas nécessairement la responsabilité du Président de la République, mais plutôt le manque de courage du gouvernement et de l’assemblée nationale dans ce cas … En bref, tous ceux qui Ils regrettent ce qui a été négocié à un moment donné! Je le regrette. Par exemple, lors de la crise du manteau jaune, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) était l’une des rares organisations à promouvoir le dialogue. l'observation visait à faciliter la vie quotidienne des élus, à améliorer les conditions de leur exercice … Restaurez la confiance des politiciens par le biais des élus locaux … Ce n'est pas du tout … cela ne réglera pas ce problème de confiance !

Le mouvement des gilets jaunes, est-il prêt ou pas selon vous?

En tant que tel, c'est fini! Nous ne trouverons pas la continuité des métiers en rond-point … Cependant, nous n'avons rien arrangé! La mise en place de cahiers contenant des griefs dans les mairies a permis un grand débat! Nous voulions montrer que la proximité était fondamentale et que ceux qui la représentaient le mieux étaient les élus. Nous étions les interlocuteurs, mais aussi les fondus du mouvement. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas être les mêmes de la même manière. Certaines catégories professionnelles se sont apaisées parce qu'elles ont obtenu des réponses concrètes, avec par exemple une exemption des heures supplémentaires ou une large exemption des augmentations de CSG pour les retraités … Mais parallèlement, une forme de radicalisme a été confirmée. Un mouvement de haine contre la personnalité du président semble irréversible! Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise … ce rejet est inévitable. C'est sérieux … très sérieux …

Monsieur le Président, vous l'avez rencontré à plusieurs reprises au cours de cette crise en tant que maire de Voivres, mais surtout en tant que premier vice-président de l'Association des maires ruraux de France. Cette crise des cardigans jaunes a-t-elle changé?

Nous ne disons pas que cela a changé! C'est quelqu'un de très agréable à rencontrer. Il a une connaissance des disques, de l'écoute … A cet égard, il est exceptionnel! D'autre part, il a également une certaine forme d'adéquation en raison des caractéristiques que je viens de décrire. Je trouve très difficile pour lui de changer profondément. Le manque d'humilité qui lui est souvent reproché est bien sûr pour Emmanuel Macron! Il pense avoir raison … ça n'a pas de sens! Et beaucoup le réconfortent dans cette idée. C'est vraiment un problème. Ses conseillers ne font pas leur travail et provoquent des signaux d'alerte … ce sont trop souvent des technocrates!

Le manque d'humilité qui lui est souvent reproché est bien sûr pour Emmanuel Macron!
Michel Fournier

Vous rencontrerez le président ce lundi soir. Qu'est-ce que tu vas lui dire?

C'est une réunion à huis clos, mais je vais dire à Emmanuel Macron de faire attention. Nous sommes toujours dans une situation explosive. Cela n'a rien à voir avec la situation d'il y a un an, mais certaines catégories professionnelles: la SNCF, l'hôpital, suscitent toujours le mécontentement … Tous ceux qui disent aujourd'hui qu'il faut absolument tenir le dialogue! Un vrai dialogue car nous ne ferons rien sans consultation. Je ne me concentre pas directement sur le président, mais sur des départements tels que Bercy, par exemple. Ils doivent cesser de vouloir tout contrôler, les seuls dirigeants à bord… Quand on voit la crise à l'hôpital, on ne pose pas de questions, on ne regarde pas le portefeuille. Nous fournissons les moyens de le faire … comme en temps de guerre!