Loi Pinel

Loi Pinel: Immobilier neuf: il y aura une crise majeure, des faillites craintes: des nouvelles de l'immobilier


Immobilier neuf: les indicateurs sont médiocres au fil des mois

Le nombre de logements mis en chantier diminue de 3,65% sur une base annuelle et les permis de construire diminuent de 5,9%. La politique du gouvernement prépare à une crise majeure du logement pour demain, accompagnée du concert de faillite, estime Jacques Chanut.

Mois après mois, les mauvais résultats de la construction laissent présager une crise presque certaine pour le secteur. Sur douze mois (d'octobre 2018 à septembre 2019), par rapport aux douze mois précédents, le nombre de logements a diminué de 15 100 unités (-3,5%); pire, pour l’avenir, les permis ont chuté de 27 600 unités (-5,9%). On nous a dit le choc de l'offre et les chiffres révèlent un saignement …

Alors, bien sûr, certains appellent la hausse des prix, les taxes municipales qui suscitent l’attentisme. Cependant, ces mêmes paramètres affectent également les secteurs non résidentiels, où il y a des progrès, parfois même avec des chiffres à deux chiffres.

D'autres vont même jusqu'à soutenir l'absence de besoins, justifiés par l'augmentation du nombre de propriétés vacantes. La réalité est différente. La rénovation de logements devenus obsolètes dans les villes moyennes ne sera jamais en mesure de répondre aux pressions démographiques dans les zones métropolitaines et autres zones dynamiques. Le seul discours sur la lutte contre la formation artificielle de sol ne viendra plus entraver la volonté des Français d’acquérir la propriété d’une maison unifamiliale. L'immobilier a un cycle de réaction lent, qui feint d'ignorer la politique du gouvernement sous la pression d'une pensée à court terme. À l'heure actuelle, on se demande si la situation de vie en 2022 sera pire qu'en 2014, la pire année du 21e siècle pour les nouvelles constructions!

On nous a dit le choc de l'offre et les chiffres révèlent un saignement …

La véritable cause de ce renversement réside dans la volonté de Bercy de réduire le coût des subventions au logement, présenté à tort comme inflationniste et inefficace, et donc inutile. En l'absence d'une baisse des coûts de fonctionnement de l'État et des taxes obligatoires, Bercy joue avec les apprentis sorciers en réduisant les dépenses d'investissement avec un avenir prometteur pour l'attractivité des régions. Alors que la réforme de la LPA étonne les observateurs sur notre capacité durable à produire des logements abordables, le secteur privé est durement touché par les gros titres: la chronique annoncée de la suppression des PTZ, d'abord en B2 et C, puis en Dans un sens plus large, la réduction du dispositif Pinel par Pinel est clairement la raison de la récession actuelle sur le marché de la construction.

La question est de savoir si la situation de vie en 2022 sera pire qu'en 2014, la pire année du siècle.

Une telle politique de griffonnage porte des fruits très chers dans notre secteur. Bien que l'immobilier ait besoin de stabilité, les ordres contradictoires sont touchés et multipliés: oui pour une politique de logement ambitieuse, mais les étapes budgétaires sont axées sur le logement; oui, pour une politique d’équilibre des territoires, mais un grand intérêt pour le soutien à la maison individuelle … C’est pourquoi, malgré un marché du crédit historiquement favorable, une crise de l’immobilier et des territoires se prépare qui va certainement frapper les plus vulnérables.

Cette politique se prépare à une crise majeure du logement pour demain, accompagnée du concert de faillites, de pertes d'emplois et de zones de plus en plus vides.

Nous pouvons accepter cela, en supposant que la crise aboutira à un autre plan de relance, comme dans l'ancien monde. Pour notre part, nous voulons éviter que le pire ne soit systématiquement au rendez-vous. C'est pourquoi nous nous épuisons depuis des mois pour mettre en garde contre le crash.

Le logement est inextricablement lié au bien-être des Français et à l'attractivité des régions. Ce diagnostic est largement partagé par les députés. Espérons que le bon sens prévaudra lors du vote de la loi de financement pour 2020.