Loi Pinel

Loi Pinel: pourquoi les prix de Bordeaux ne vont pas s'effondrer dans les neuf


Si les maisons neuves ne représentent qu'un tiers du marché immobilier, elles restent l'un des vecteurs les plus puissants de l'engagement de la ville. Arnaud Roussel-Prouvost, président de la Fédération des développeurs de projets (FPI) de Nouvelle-Aquitaine, suit l'évolution de ce sujet. Pour lui, la bonne nouvelle du premier semestre de 2019 est que la vente de maisons neuves a augmenté de + 9,3% par rapport à la même période en 2018.

"Les ventes nettes sont passées de 2 089 au premier semestre 2018 à 2 274 au premier semestre 2019, soit une augmentation de 9,3%." Cette évolution est positive car elle témoigne de l’appétit des acheteurs pour Bordeaux Métropole et les années 2016 et 2017 ont été exceptionnelles. mais 2019 continue de progresser malgré la hausse des prix ", explique Arnaud Roussel-Prouvost.

Et cette orientation positive du marché est également une bonne surprise pour les promoteurs:

"La part des investisseurs, qui a atteint 63% au deuxième trimestre de 2019, représente 9% de plus qu'un an. C'est très positif, car les investisseurs sont à la base de la construction de nouveaux immeubles locatifs. Profitez de l'occasion pour souligner que le Pinel Act est un dispositif vertueux permettant de produire des maisons de location à 10,25 euros par mètre carré. Cela semble un peu fou, avec tout ce que nous entendons, mais oui, on peut trouver sur Bordeaux Metropolis T2 neuf de 45 m2 aussi un loyer mensuel de 461,25 euros, contre 550 à 800 euros dans l’ancien! ", jure le président du FPI Nouvelle-Aquitaine avec agacement.

Baisse des ventes au premier semestre 2019

Bordeaux Métropole a balayé l'image d'un marché immobilier sous le feu de la spéculation sans entraves. Pourtant, il n’existe toujours pas de mécanisme négatif contre cette hausse inflationniste, largement alimentée par le marché des premiers. Et le retour à une certaine stabilité n’est pas pour demain, car aucune correction à la baisse ne semble indiquer l’horizon. Parce que Bordeaux Métropole est victime d'une attraction qui ne s'efface pas. "Les investisseurs dans la nouvelle continuent de parier sur Bordeaux Métropole en raison de sa forte dynamique. Il y aura certes une baisse des prix, mais pas une chute, en raison du très haut niveau d'équipements offerts par Bordeaux et sa métropole et garantissant la fiabilité de la valeur patrimoniale de l'immobilier sur ce marché."décode Arnaud Roussel-Prouvost." Bien que le responsable régional du FPI nuance son propos en rappelant que, grâce à la loi Pinel et à ses voisins, "toute rentabilité peut être réduiteMais selon lui, la dynamique bordelaise est d'autant plus forte que le port de la lune lui-même est entraîné par un dynamisme qui électrise tout l'arc atlantique du pays.

Ce tableau annoncé sans nuage par la profession ne serait pas complet s'il ne contenait aucune ombre. Et dans l’immobilier, à Bordeaux et dans d’autres villes, il a presque toujours la même origine, car il provient de la réticence des maires à construire de nouveaux logements à l’approche des élections municipales.

"La mauvaise nouvelle est que les ventes ont fortement chuté au premier semestre 2019. Elles ont chuté de 52% sur une base annuelle, avec 2 018 ventes au premier semestre 2019, contre 3 064 au premier semestre 2018. Pour être honnête , Je dirai que nous avons presque rattrapé le désastre qui s’est produit entre le 1er et le 2ème trimestre 2019. Un intervalle dans lequel la vente a été mise en vente de 758 à 1260. Cela nous place encore très loin du reflet d’une dynamique marché, car la chute des ventes prédit inévitablement une chute des ventes, prévient le président du FPI Nouvelle-Aquitaine.

Construire sur 3000 €, c'est possible si le terrain tombe

Cette menace d'un effondrement des ventes n'est pas encore claire car, parallèlement, le niveau des stocks de logements neufs au premier semestre de 2019 représente entre 9 et 10 mois de commercialisation. C'est dans la bonne moyenne, du moins sur papier.

"Oui, c’est vrai, nous avons connu des moments plus difficiles, mais s’il semble bon, ce niveau de stock ne nous empêche pas d’être sur un marché qui ne se renouvelle pas suffisamment. Les dépôts de permis de construire depuis le 1er trimestre 2018. Cette baisse est la le refus des maires de nombreuses municipalités de la métropole hors de Bordeaux d'accepter de nouvelles constructions.Avec ce déclin de la construction, la pénurie de nouvelles maisons vient, ce qui provoque alors une augmentation des prix en raison du nombre d'arrivées dans la métropole n'est pas affaiblie "le développeur se dissèque. Pour résoudre ce problème, Arnaud Roussel-Prouvost ne voit qu'une solution durable: centraliser les décisions à l'échelle de Bordeaux Métropole …

Si ce souhait semble utopique, il correspond à une préoccupation récurrente des développeurs de projets. Selon ces professionnels, les maires des communes métropolitaines (sans compter Bordeaux) ont des difficultés à réaliser la construction de maisons. Pour empêcher une hausse des prix dans le neuf, Arnaud Roussel-Prouvost appelle au rapprochement souhaité des élus et des professionnels de l'immobilier en mai 2018 Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, et Jacques Mangon, maire de Saint-Médard-en-Jalles, vice-président de Bordeaux Métropole chargé de l'urbanisme et de la stratégie pays.

"Nous défendons l'idée d'adapter le plan d'urbanisme local dans les zones diffuses pour imposer 50% des logements gratuits et diviser tellement entre des logements sociaux et des logements abordables à un prix contrôlé." Nous pouvons construire jusqu'à 3 000 € par mètre carré de surface utile, soit 20% de moins que le prix du marché. Il est possible à condition que le prix du terrain soit révisé à la baisse ", prévient le promoteur.

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Cet article est tiré du vaste fichier de propriétés commerciales publié dans l'hebdomadaire La Tribune du 27 septembre. Déjà publié sur notre site: